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Vendredi 9 décembre, le Parti Radical a introduit son rendez-vous annuel pour fêter la République par une Convention intitulée « Bâtir la République des Territoires : un Projet pour des territoires de projets ». Cet évènement a été l’occasion de dresser, en présence de Jean-Louis BORLOO, le constat d’une République des territoires qui n’est plus le lieu de rencontre de l’universel et du singulier, du national et du local, de l’Etat et des collectivités, des régions et des communes, des acteurs privés et publics, des citoyens et des élus. La question posée aux intervenants fut donc de savoir si l’avenir des territoires, laboratoires d’une politique nationale juste et efficace, passe par une réforme structurelle ou, au-delà, par une révolution culturelle. Deux ateliers ont structuré les débats, animés par Samuel CAZENAVE, Secrétaire national du Parti aux collectivités territoriales :
Atelier 1 : Egalité des droits.
Jean-Paul ALDUY, Président de la Communauté d’agglomération Perpignan- Méditerranée, a dénoncé une fiscalité injuste, obsolète et inefficace, et envisagé l’autonomie de gestion des collectivités au lieu d’une autonomie fiscale qui aggrave la fracture territoriale. Puis Jean DIONIS DU SEJOUR, Député-maire d’Agen, Joseph FRANCIS, Secrétaire national du parti aux PME, Commerce et Artisanat, et Guillaume BAPST, Fondateur de l’ANDES, ont proposé leurs solutions pour refonder la mission territoriale de l’Etat dans des territoires aux caractéristiques mouvantes, des services publics à la synergie des acteurs territoriaux.
Atelier 2 : Egalité des chances.
Jean-Paul DELEVOYE, Président du Conseil Economique, Social et Environnemental et maire de Bapaume, et Laurent HENART, Secrétaire Général du Parti, ont mis en lumière la relation verticale obsolète entre élus et citoyens. Charles ROJZMAN, Fondateur de l’Institut Charles Rojzman, et Jérôme Pentecoste, Avocat au barreau de Paris, ont montré la voie d’une nouvelle culture démocratique participative et d’un capitalisme citoyen et décentralisé.
Ces débats se voulaient interactifs avec la salle. Ainsi, les participants à cette Convention ont pu souligner les inégalités territoriales qui traduisent une faille du projet Républicain, qu’elles soient en matière de fiscalité, d’éducation, d’accès à l’emploi, aux services de santé, au logement social, ou à la culture, mais aussi entre centre-villes et périphéries, espace urbain et espaces ruraux. L’ensemble des participants se sont accordés sur le crédit dont bénéficient les maires dans un contexte de défiances de la politique par les citoyens, et la nécessité d’en faire les animateurs des territoires dans une société de réseaux. Rationnaliser l’action des collectivités, et reconnaitre enfin l'importance de l'élu local dans la construction d’une démocratie adaptée aux évolutions de la société : voilà le défi de la République.
Téléchargez la synthèse des débats ici.
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