Abandon Ecotaxe : Confirmation d’un fiasco politique, financier et environnemental

Le, 8 février 2017

Dans son dernier rapport annuel, la cour des comptes épingle le gaspillage financier sans nom causé par l’abandon de l’écotaxe venant confirmer ce que le député Bertrand Pancher, Responsable du Pôle écologie de l’UDI, n’a de cesse de dénoncer : un manque d’Etat stratège qui mène notre politique des transports droit dans le mur.
 
Le député Bertrand Pancher, qui fut rapporteur du projet de loi Grenelle, s’alarmait dès 2014 de l’irresponsabilité du gouvernement face au dossier de l’Ecotaxe. Pourtant, cette taxe sur les poids lourds – une des mesures phares du Grenelle de l’Environnement - devait permettre le financement et l’entretien de nos infrastructures de transport qui, faute de financements, sont aujourd’hui dans un état catastrophique.

En novembre dernier, une poignée de députés soutenus par le gouvernement décidait d’enterrer définitivement ce dispositif, marquant un coup d’arrêt aux futurs projets d’infrastructure et à l’entretien du réseau existant. Ce fut l’épilogue d’un véritable scandale financier de plus d’un milliard d’euros, amorcé par un coup de tête de Ségolène Royal. Le comble étant que l’on n’aura même pas réussi à préserver les 200 portiques déjà installés, bourrés d’électronique et que l’on pourra bientôt revendre à la ferraille.

Comme si le fait de sacrifier nos infrastructures et donc nos territoires et notre économie ne suffisait pas, le rapport de la Cour des comptes vient confirmer ce que l’on soupçonnait depuis longtemps : ce sont encore les Français et les collectivités locales qui sont les dindons de la farce de cette énorme gageure ! Le rapport pointe ainsi le fait que la compensation de l’abandon de l’Ecotaxe, issue d’une majoration du tarif de TICPE, et repartie en grande partie dans le budget général de l’Etat… Cherchez l’erreur !!!

Le prochain gouvernement aura donc la lourde tâche de reprioriser – dès son arrivée - les grands projets d’infrastructure et, parallèlement, de trouver de nouveaux modes de financements - une pérennisation des moyens de l’Afitf semblant bien évidemment incontournable.
Nous ne pouvons en effet plus longtemps regarder sans ciller l’enlisement de nos infrastructures : trop d’enjeux économiques et environnementaux sont en jeu !
 
Bertrand PANCHER
Député de la Meuse

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