Hénart aux centristes: "Il faut contenir la panique des ralliements"

Le, 4 février 2017

Issy-les-Moulineaux, FRANCE | AFP | 04/02/2017

Le président du Parti radical, Laurent Hénart, a appelé samedi "à contenir la panique des ralliements", sans citer Emmanuel Macron, et a plaidé pour la traditionnelle alliance avec LR lors du 116ème congrès du Parti radical à Issy-les-Moulineaux.

"Il faut contenir la panique des ralliements, il faut garder la tête froide (...) il faut se méfier de la providence, surtout quand elle se fracasse sur le corps électoral", a lancé le maire de Nancy.

Il a expliqué à la tribune que l'alliance du plus vieux parti de France avec LR n'était "pas périmée", car "les Français ont soif d'alternance". "L'opinion peut se montrer encore bien volatile et bien changeante", a-t-il mis en garde, alors qu'Emmanuel Macron a le vent en poupe et séduit au centre.
 
Dans les diverses motions débattues samedi matin lors de ce congrès, celle présentée par un ancien président du Parti radical, Thierry Cornillet, pour un soutien à Emmanuel Macron a recueilli moins d'un tiers des voix (149 sur 516).

C'est la motion du député UDI Bertrand Pancher pour le maintien d'une alliance avec LR et "l’exigence d’un groupe parlementaire centriste à l’Assemblée nationale renforcé" qui a remporté la majorité des suffrages, a fait savoir M. Hénart (330 voix sur 516).

Le Parti radical, via l'UDI, est en négociation avec LR pour les législatives. Le président du groupe UDI à l'Assemblée Philippe Vigier a récemment indiqué qu'ils étaient "proches" d'un accord sur les législatives qui permettrait aux centristes d'avoir 70 à 75 sièges au sein d'une future majorité.

"Nous ne voulons pas entonner ce chant du +tous pourris+", a par ailleurs affirmé M. Hénart. "Nous récusons la campagne conduite contre François Fillon", a-t-il aussi dit.

Egalement présent, le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, a évoqué le +Penelopegate+ en parlant de"la violence médiatique". "Il va falloir être solides et unis dans les prochaines semaines et ne pas céder à des courants dont on peut dire qu'ils sont dans l'air du temps", a-t-il aussi mis en garde, sans citer Emmanuel Macron.

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