La feuille de route pour le tourisme du gouvernement PHILIPPE

©F. de la Mure / MEAE

Le, 31 juillet 2017
 
Edouard PHILIPPE a réuni le premier Conseil Interministériel du Tourisme ce jeudi 27 juillet en présence des ministres concernés et des professionnels du secteur.
 
En à peine 3 mois après sa constitution, le gouvernement PHILIPPE a affirmé la vocation de l’économie touristique à être un secteur prioritaire de l’économie française.
 
La feuille de route présentée par le Premier Ministre présente l’intelligence de mesures simples et peu onéreuses longtemps sollicitées par les professionnels du secteur concernant l’accueil des touristes : délivrance des visas, accueil aux aéroports, sécurisation des sites touristiques…
 
Sur le choix de faire porter ces mesures par le Ministre de l'Europe et des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, celui-ci répond à une cohérence économique. Elle  est en effet envisagée dans sa dimension internationale nonobstant la dispersion des moyens humains et financiers de l’Etat particulièrement entre  le ministère de l’économie, le ministère de la cohésion du territoire et celui de la culture…
 
Cette feuille de route porte des mesures significatives relatives à l'emploi et à la formation professionnelle notamment en matière d'augmentation du nombre de contrats d'apprentissage.
 
Le soutien de l'Etat en matière d'investissements, de recours à la numérisation et au partage de données mérite d'être souligné alors que nous nous préparons à accueillir la Coupe du Monde de Rugby en 2023 et les Jeux Olympiques en 2024.
 
Toutefois, alors que la France, est la première destination touristique mondiale et que le gouvernement annonce un objectif à l’horizon 2020 d’accueillir plus de 100 millions de touristes, nous regrettons l’absence d’annonce de moyens budgétaires et un calendrier imprécis pour la mise en œuvre de ces mesures.
 
Le Parti Radical estime qu’il faut aller plus loin, d’une part en portant une réflexion sur la simplification des structures territoriales du tourisme pour gagner en efficacité et en réduction des dépenses publiques, et, d’autre part en développant davantage l’attractivité touristique dans les territoires ruraux et hyper- ruraux. L’idée serait de faire des régions les acteurs majeurs du développement et de la coordination touristique pour la restructuration des zones vacancières dans un souci de solidarité avec les territoires les plus sinistrés.

 

Samira HERIZI,
Secrétaire nationale Artisanat, Commerce, Tourisme

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