La Grippe sévit en hiver…ou de l'inconséquence de la politique de santé actuelle



Le, 8 février 2017

Alors que 100 000 lits ont été fermés depuis 10 ans, la loi de modernisation de notre système de santé Touraine annonce en au printemps 2016 la fermeture de 16 000 lits d'hôpitaux et la suppression de 22 000 postes, c'est-à-dire 10 % des lits en chirurgie et médecine actuellement disponibles.

Les mêmes s'aperçoivent en décembre que la grippe sévit l’hiver ! De sorte que le ministère, via les ARS, engage une procédure « établissements en tension » depuis le mois de janvier 2017. La procédure, qui se déroule en plusieurs phases, prévoit, puisqu'il va falloir peut-être accueillir les patients souffrant de grippe, le retour à domicile anticipé des patients hospitalisés, la déprogrammation des interventions chirurgicales programmées… En résumé, il appartient aux structures de soins et aux soignants de gérer la pénurie, puisqu'il y a moins de lits, au détriment de la santé des malades hospitalisés pour d'autres raisons. On rappelle que les incitations récentes au développement de la chirurgie ambulatoire n’ont pas été accompagnées des mesures d'aval qui auraient permis une prise en charge adaptée au retour à domicile. On rappelle que si la grippe peut être grave, l'immense majorité des cas peut être prise en charge par le médecin généraliste au domicile.

Mais le gouvernement ne peut pas prendre le risque d'être critiqué sur la gestion de la grippe 2016 ! En d'autres termes le gouvernement mérite d'être soigné, mais plus le citoyen français.

Ce qui se joue ici, c’est une certaine façon d’exercer la médecine. C’est la destruction d’une médecine de l’individu, au profit d’une industrie de santé, qui se doit, quoi qu'il arrive, d'être rentable. Nous ne pouvons l'accepter. Gouverner c'est prévoir….             


Brigitte MAUROY,
Secrétaire Nationale à l’autonomie, aux personnes handicapées et aux personnes âgées

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