La réunification du Parti radical valoisien et du PRG relancée

Le, 22 juin 2017



Après 45 ans de séparation, le Parti radical valoisien a accepté le principe d'une réunification avec le Parti radical de gauche « avant la fin de l'année », a indiqué le président du Parti radical, l'ancien ministre Laurent HENART, maire de Nancy : le bureau exécutif a voté à l'unanimité ce principe.


En 1972, après la signature du Programme commun de gouvernement entre le PS et le PCF, le Parti radical s'était divisé, certains de ses membres, autour de Robert FABRE et Michel CREPEAU, souhaitant signer ce programme, d'autres, autour de Jean-Jacques SERVAN-SCHREIBER, le refusant, et préférant se rapprocher de la majorité de droite.


M. HENART a rencontré mardi la présidente du PRG, l'ancienne ministre Sylvia PINEL, députée du Tarn-et-Garonne. Le PRG, allié du PS depuis 1972, avait récemment indiqué que les discussions pour une éventuelle réunification avaient été lancées.


« Une université commune à la rentrée » et la mise en place de « trois commissions » pour travailler « sur le statut, le projet et les territoires » sont prévues, a indiqué M. HENART, afin de préparer un « congrès en décembre » prochain. « Il ne faut pas que la recomposition s'arrête à En Marche ! » a ajouté le maire de Nancy.
Le Parti radical fait partie de l'UDI qui a obtenu 18 députés à l'issue du second tour des législatives, et va conserver un groupe parlementaire, auquel se joindront certains élus LR (cf. supra).


Le président du Parti radical considère qu'il est « inévitable » que l'UDI « se transforme ». Précisément, l'UDI, qui a réuni son Bureau exécutif mardi, a appelé à « la constitution d'une force progressiste rassemblant les familles écologistes, radicales, démocrates, centristes et de droite humaniste », rappelant que la constitution des groupes à l'Assemblée nationale « doit être la première étape de ce mouvement de progrès pour la République ».
Le groupe UDI à l'Assemblée nationale va être maintenu, et élargi (cf. supra).
La question d'un groupe au Sénat sera également posée.


M. François PATRIAT, sénateur (PS) de la Côte d'Or, espère pouvoir lancer la semaine prochaine la création d'un groupe LREM (cf. BQ du 21/06/2017). Le groupe RDSE, à majorité radicale de gauche, qui était présidé par M. Jacques MEZARD jusqu'en mai dernier, date à laquelle il a été nommé ministre de l'Agriculture, a fait savoir qu'il ne souhaitait pas rejoindre le groupe LREM, en privilégiant la création d'un groupe radical.


Le groupe RDSE compte 17 membres, mais tous n'appartiennent pas à la mouvance radicale (MM. Robert HUE et Jean-Noël GUERINI notamment). Quelque onze sénateurs sont membres, ou rattachés financièrement, au Parti radical valoisien, pour la plupart au groupe UDI-UC, mais également rattachés au groupe LR. Certains sénateurs radicaux valoisiens souhaiteraient la création d'un groupe radical, mais qui ait vocation à s'élargir, et pourrait entrer en concurrence avec l'ensemble des groupes actuels, notamment le groupe UDI-UC, et un éventuel groupe LREM.

Rappelons que depuis 1972, de nombreuses tentatives de rapprochement entre le Parti radical valoisien et le PRG ont été lancées. Si l'on excepte la liste commune qui devait être conduite par Edgard FAURE et Maurice FAURE lors des élections européennes de 1984, en 2007, MM. Jean-Louis BORLOO, alors ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables, coprésident du Parti radical valoisien, André ROSSINOT, alors maire de Nancy, président du Centre national de la fonction publique territoriale, coprésident du Parti radical, ancien ministre, et Jean-Michel BAYLET, alors sénateur et président du conseil général du Tarn-et-Garonne, président du PRG, s'étaient rencontrés pour la première fois officiellement pour renouer le dialogue après 35 ans de séparation. « On essaie de fermer la parenthèse » ouverte après la scission en 1972, avait déclaré M. BORLOO.

La rencontre visait à installer « trois groupes de travail » qui travailleront sur l'Europe, le développement durable et la laïcité, trois thèmes chers aux radicaux. Le rapprochement entre les deux formations avait été initié par M. BAYLET après la défaite de la gauche à la présidentielle : les valoisiens avaient saisi cette main tendue pour « organiser le centre. » En 2009, les radicaux de gauche avaient annoncé leur participation aux Ateliers des Radicaux, organisés par le Pari radical valoisien, en 2010-2011, en quittant l'UMP, le Parti radical valoisien, avait lancé des projets communs avec le PRE.

 

Le Bulletin Quotidien

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