Plan de cohésion sociale : depuis 2005, qu’en reste-t-il ?

Le, 18 Décembre 2014
 
En 2005, précurseur et pragmatique, Jean-Louis Borloo, alors ministre radical de la Cohésion sociale, avait décidé d’articuler son action autour de trois axes : l'emploi, le logement et l'égalité des chances. 
 
L’idée était simple: être au plus près des problèmes quotidiens des nos concitoyens  en offrant des solutions de proximité. Les élus locaux, en première ligne pour répondre aux attentes de leurs concitoyens, jouaient un rôle majeur au sein de l’organisation territoriale qu’il avait alors dessinée.
 
Mais que reste-t-il de cet objectif ambitieux ? Et aujourd’hui, quelle est la stratégie voulue par le Gouvernement ? 
 
François Hollande annonce 5 milliards d’euros pour un nouveau plan de rénovation urbaine, alors même que le Gouvernement baisse de façon considérable les dotations aux collectivités ; les zones d’éducation prioritaire imposées par la même ministre, aujourd'hui en charge de l’Education nationale, ne correspondent même pas à la géographie des quartiers qu'elle avait jadis retenus en tant que secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville.
 
Ces annonces ne suffisent donc pas à rattraper les retards accumulés et sont en parfaite incohérence les unes avec les autres. Aucune stratégie globale, aucune concertation avec les élus de terrain.
 
Le Parti Radical déplore cette absence de méthode et de stratégie et demande au Gouvernement de revoir sa copie pour mettre en place une politique ambitieuse, novatrice et concertée. C’est à ce prix que la cohésion sociale trouvera une deuxième vie.
 
 
Isabelle DECHAUME,
Secrétaire nationale en charge de la cohésion sociale, l' économie sociale et solidaire
 

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