Nos idées

Le Parti Radical est un parti ancien, puisqu’il est né en 1901, mais qui se veut résolument moderne, dans ses propositions et ses priorités. Le début du 21ème siècle, et tous les bouleversements qu’il a connus, nous oblige à réinventer le logiciel politique. Vous retrouvez ici-même quelques unes de nos idées, de nos valeurs, qui témoignent de notre engagement en faveur d’une France dynamique, d’une société juste, d’une République sereine et d’une Europe ambitieuse. Le Parti Radical influence depuis plus d’un siècle la vie politique française et continuera à le faire, en mettant sa méthode pragmatique et collaborative au service de ses idéaux. Les propositions sont issues du Manifeste rédigé par le Parti Radical à l’occasion des élections présidentielles et législatives de 2012. 

Gouvernance

Le problème de la démocratie française n’est pas nouveau, mais l’accumulation d’affaires politiques et l’absence de représentativité de la diversité de la société française dans les institutions nous obligent à réfléchir à des solutions pour rétablir la confiance. L’introduction d’une dose de proportionnelle, le non-cumul dans le temps, les sanctions financières en cas de non-respect des mesures de parité par les partis, la diminution du nombre de parlementaires et la création de débats publics d’initiatives citoyenne sont des pistes de réformes que le Parti Radical soutient pleinement. Une nouvelle gouvernance grâce à la méthode pragmatique du Grenelle doit permettre de refonder le Pacte Républicain, en associant tous les citoyens. 

Justice

Une justice indépendante et moins complexe est un autre corollaire d’un Pacte Républicain efficient et respecté. Cela doit permettre le retour de la confiance en nos institutions judiciaires. Les blocages et les remèdes doivent être identifiés par une réunion de l’ensemble des acteurs pour moderniser, simplifier et rendre plus efficace la justice française, qui a besoin de moyens. 

Laïcité

Marqueur évident du Parti Radical, la laïcité doit, au même titre que d’autres fondamentaux républicains comme l’égalité et le respect de chacun(e), être le socle commun à tous les Français. L’acquisition des savoirs fondamentaux à l’Ecole, puis la découverte de l’engagement au travers d’un service civique doivent être les bases d’un parcours citoyen qui contribuera au mieux-vivre ensemble. 

Éducation et formation

La jeunesse, érigé en priorité par un gouvernement qui n’y tient pas, est l’un des axes fondamentaux du Parti Radical. Trop de jeunes quittent chaque année, à tous les niveaux du cursus, le système scolaire démunis pour affronter le marché de l’emploi.

Le Parti Radical tient particulièrement à l’Ecole Républicaine et préconise de faire de la lutte contre le décrochage scolaire une nécessité. Par la mobilisation de toute la chaîne des acteurs, par le financement de cet effort, l’Education nationale sera à même de prévenir le décrochage, notamment dans les zones ciblées comme les ZEP. A côté de cette priorité, l’Education Nationale doit donner tous les moyens à ses jeunes élèves de préparer leur avenir, par l’acquisition des fondamentaux mais aussi de la langue anglaise indispensable et par l’élaboration de projets d’orientation en relation avec la famille et l’élève.

Le parcours scolaire des jeunes doit ensuite les amener à se préparer pour intégrer le marché du travail, alors qu’ils sont des centaines de milliers à ne pas être qualifié. L’idée d’un programme de « qualification professionnelle des jeunes », via notamment les contrats d’apprentissage et les contrats de professionnalisation est soutenue par le Parti pour redonner les clés du marché du travail aux jeunes et créer le lien indispensable entre l’école et l’emploi. 

Dans le prolongement de ce programme, la formation professionnelle doit permettre d’améliorer la qualité des ressources humaines de la France, première richesse du pays. La concertation de l’ensemble des acteurs, des collectivités aux entreprises en passant par les chambres de commerce ou les syndicats, doit mobiliser dans la lutte contre le chômage et en faveur de la réinsertion professionnelle. 

Fiscalité

La situation des finances publiques françaises aujourd’hui est catastrophique. Pour autant, la fiscalité ne doit pas être figée dans le marbre et les mesures immédiates et de court-terme ne suffisent plus à pallier les problèmes. Le Parti Radical est favorable à l’organisation d’un véritable Grenelle de la fiscalité permettant une remise à plat d’une fiscalité, simplifiée, transparente et solidaire. Pour cela, nous formulons des propositions telles que la mise en place de la retenue à la source, la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu pour créer un impôt progressif unique et l’organisation d’un système de transfert de recettes entre communes pour rétablir l’équité territoriale. 

Économie

Le Parti Radical, parti des territoires et des entreprises, est attaché au maillage économique du territoire, via un réseau de PME et ETI, qui sont les forces d’impulsion économique de la France. Nous militons donc pour le lancement d’un programme de financement et de développement de ces entreprises via l’épargne, pour constituer un tissu économique fort dans nos régions. Ce plan de soutien doit s’accompagner d’une remise à plat du système filière par filière, pour amplifier les capacités et l’incitation à l’entreprenariat en France. Ce renouveau des entreprises doit être la base d’une croissance verte et l’origine de créations d’emplois, tout comme des mesures en faveur des « services à la personne », métiers non délocalisables et très variés. 

Agriculture

L’agriculture reste également un atout stratégique pour la France et l’Europe, tant du point de vue économique, que du point de vue de la souveraineté et de la sécurité alimentaire. L’agriculture ne peut être repliée sur elle-même : elle doit gagner en compétitivité, en produisant plus et mieux. La PAC doit être affermie puisque la préférence communautaire protège le marché agricole. L’agriculture modernisée créera ainsi des emplois et des richesses, en s’appuyant sur une gouvernance agricole mondiale, puisque tant la pollution que la nécessité de nourrir la population mondiale croissante sont des enjeux internationaux du 21ème siècle.

Nous pensons donc que la politique agricole française doit s’attacher à encourager l’installation des jeunes en améliorant leurs perspectives, à soutenir et encourager la recherche, l’innovation et l’exportation. Au niveau international, maintenir les ambitions de la PAC et se doter d’outils mondiaux de régulation des prix et des risques doivent être les deux priorités pour être au rendez-vous des enjeux de demain. 

Logement

Le logement est également un enjeu primordial. Les constats de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement ainsi que l’augmentation des prix du logement à cause d’une offre trop faible nous alertent sur la nécessité d’un programme de logement. Celui-ci permettrait de remettre sur le marché 500 000 logements via la mise en place d’une garantie universelle contre les impayés, de créer de l’emploi et de lancer le chantier thermique des bâtiments. 

Europe

Pour les radicaux, l’avenir de la France est évidemment indissociable de celui de l’Union Européenne et c’est pourquoi nous voulons relancer le projet européen. Malgré ses dysfonctionnements actuels, l’Europe est l’échelon pertinent pour affronter le 21ème siècle mondialisé. Elle doit tirer les leçons de ses échecs pour devenir une Europe politique concentré sur quelques compétences. La régulation financière, le transport, l’énergie, le climat, la compétitivité et la recherche, l’agriculture et les financements innovants peuvent ainsi devenir les domaines privilégiés de l’Europe. En parallèle, la création progressive d’une Europe de la défense, la constitution de groupes industriels de taille mondiale et le retour au principe originel de Schengen par la surveillance accrue des frontières extérieures sont être des exigences européennes portées par les radicaux. 

Politique étrangère

Au-delà de l’Europe, la France doit axer sa politique étrangère sur trois éléments souvent oubliés, parfois négligés. L’Afrique, continent majoritairement francophone aux perspectives fabuleuses, doit devenir à terme le premier relais de croissance de l’Europe, grâce à l’élaboration de partenariats avec les pays phares du continent. La coopération avec les pays méditerranéens va dans ce sens, et il faut faire preuve de volonté politique pour relancer ce projet malgré les difficultés politiques de la rive sud. Plus généralement, il est nécessaire que la France, dans ses différentes relations diplomatiques insiste sur l’enjeu maritime, qui sera l’un des axes majeurs de l’humanité au 21ème siècle.