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Commentaires
Le prix de revient serait plus bas et ainsi le prix de vente le serait aussi, ce système n'entraînerait aucune augmentation de prix, à l'exception des prix des produits venant de l'étranger qui actuellement sont exemptés de cotisations sociales en France.
Les cotisations sociales sont prélevées directement à la source, sur les salaires dans les entreprises et les sociétés de services essentiellement du secteur privé. Ces prélèvements se font uniquement pendant la durée de leur activité professionnelle (environ 42 ans) et servent à pourvoir au financement de toutes les prestations sociales de l’ensemble des français durant toute leur vie. Ce système n’est plus adapté à notre économie. Les prélèvements sociaux sont devenus des charges insupportables qui freinent la compétitivité des entreprises. Les entreprise et les sociétés de service ne peuvent plus à elles seules supporter les charges sociales de l’ensemble des français.
Il faudrait transférer les prélèvements sociaux des produits fabriqués par les français sur les produits consommés par les français.
Tous les citoyens deviendraient ainsi des cotisants, l’assiette de prélèvement serait étendue à l’ensemble de la population sur le territoire français, le montant prélevé serait aussi mieux réparti. Les citoyens cotiseraient ainsi depuis le premier jour de leur naissance jusqu’au dernier jour de leur vie, ce qui correspond a la durée de l’ensemble des des prestations, nous ne laisserions pas à nos enfants des dettes sociales à payer à notre place puisque niveau des prélèvements et celui des prestations seraient équilibrés et régulés par celui de notre consommation, au fur et à mesure des besoins de notre société sur le moment.
L’application de cette mesure de prélèvement pourrait se faire au niveau des factures de notre consommation comme cela se fait pour la TVA sans toutefois faire l’amalgame avec elle.
Les factures pourraient faire ressortir séparément et clairement
1°) le montant de la facture avant prélèvement social et hors TVA
2°) le montant des prélèvements sociaux par pourcentage sur le montant du 1°
3°) le montant de la taxe à la valeur ajoutée sur montant + prélèvements sociaux
4°) le montant global du prix de vente à payer étant la somme des trois montants ci-dessus
Une seule ligne (2°) de plus à ajouter sur les factures actuelles. Les montants ainsi prélevés seraient alors versés directement aux différentes caisses des services sociaux.
Chaque citoyen percevrait les mêmes prestations sociales de base puisque durant toute sa vie il aurait payé les cotisations par le biais de sa consommation, cela irait dans le sens de justice sociale.
J'ai expliqué que je pense que le moyen le plus efficace pour limiter la consommation d'énergies fossiles est d'inciter l'isolation de l'habitat ancien.
Le cas des transports est plus complexe et plus sensible. En effet, alors que l'efficacité énergétique moyenne des habitation est médiocre, le rendement énergétique des moteurs à explosions est déjà très bon. Le potentiel d'économie d'énergies facilement accessible est donc plus limité. En même temps ce sujet est très sensible car le budget carburant est souvent incompressible pour les ménages et s'accroit continuellement depuis plus de 10ans.
On entend beaucoup parler de la voiture électrique, mais cette électricité il faudra bien la produire (sans parler d'approvisionneme nt en matériaux rares: Lithium, terres rares...).
Les biocarburants sont l'autre alternative. Malheureusement la production de biocarburants (et en particulier celle d'éthanol) est peu efficace. De surcroit elle rentre en compétition avec l’alimentation.
La solution ne peut venir que du bioéthanol de seconde génération (à partir de cellulose: des sous produits aujourd'hui). C'est le pétrole de demain. Il faut donc impérativement investir massivement dans la recherche sur le bioéthanol de seconde génération. Il ne faut surtout pas manquer cette révolution énergétique qui fera travailler nos agriculteurs.
Évidement il faut aussi limiter la dépendance aux transports individuels, par un plan d'aménagement du territoire (favoriser les villes moyennes), et le développement des bus (plus souples que le train déjà bien développé)
Une dernière suggestion maintenant. La France est un carrefour européen et est à ce titre traversée par les poids lourds. Je suggère que l'on devrait simultanément obliger les PL à ne circuler que sur les autoroutes et augmenter substantielleme nt les tarifs (par une taxe) PL des autoroutes.
L'utilisation du réseau secondaire ne pourrait être justifiée que si le départ ou l'arrivée est à moins de 200km du lieu de circulation.
On inciterait ainsi le ferroutage en le rendant plus concurrentiel sans le rendre obligatoire.
- Pour limiter les émissions de gaz à effet de serre
- Pour rééquilibrer notre balance commerciale
- Pour stimuler l'économie car la transition demande du travail.
La consommation d'énergie en France est principalement répartie à part à peu près égale entre l'industrie (en baisse continuelle), les transports et l'habitation(surt out chauffage)
Le plus gros gâchi est incontestableme nt celui du au chauffage domestique car on sait très bien isoler les habitations alors que beaucoup sont encore très mal isolées. Les logements neufs ont maintenant des performances remarquables, c'est donc sur l'ancien qu'il faut maintenant porter les efforts. Je propose donc de calquer à l’immobilier le bonus/malus écologique automobile. L'idée serait un bonus/malus basé sur le diagnostique DPE au moment des transactions immobilières. En pratique on modulerait les "frais de notaire" qui sont en réalité principalement des taxes. On pourrait également appliquer ce bonus/malus à la location (il faut encore identifier comment instaurer ce bonus/malus sans lourdeurs administratives ).
On inciterait ainsi les vendeurs et bailleurs à réaliser des travaux d'isolation, ce qui a trois avantages:
1-L'isolation présentant un excellent retour sur investissement (le meilleur investissement environnemental ) on améliore le pouvoir d'achat des futurs propriétaires ou locataires
2- On diminue les importations énergétiques de la France
3- On crée de l'activité économique (travaux d'isolation et production des isolants)
- simplifier les codes du travail, de la fiscalité et de l'urbanisme. Cette simplification devrait être un priorité du gouvernement sur 5 ans de même que la stabilité de l'environnement législatif.
- alléger la fiscalité des sociétés (IS, taxes foncières) dont la majorité du capital est détenu par le président et l'équipe dirigeante (prime de risque du propriétaire-exploitant)
- alléger la fiscalité des sociétés ayant maintenu leurs actifs immobiliers dans leur bilan (sécurité pour les tiers et risque pour les actionnaires)
- réduire le coût du travail par un transfert des charges sociales (politique familiale plus particulièremen t) sur les revenus du travail et du capital
- passer le temps légal du travail à 37 h par semaine et supprimer 2 jours fériés en ajoutant une semaine de congés payés sans hausse de salaires et en supprimant sous 3 ans les exonérations de charges accordées aux entreprises lors du passage aux 35 heures
Le chantier de reconstruction d'une stratégie nationale de stratégie industrielle devrait retenir les filières d'avenir et les secteurs sur lesquels la France a un savoir-faire et un tissu d'entreprises déjà reconnu internalionalem ent. Je pense notamment à 3 filières :
- la filière Bois - Meubles - Construction durable
- la filière Mer (construction navale, pêche, aquaculture, plaisance)
- la filière agricole et agro-alimentaire
Ces 3 filières doivent être étudiées dans leur globalité et dans une vision à long terme. Par exemple, comment créer plus de valeur ajoutée dans notre pays avec le parc forestier que nous avons ? Comment sanctuariser la surface agricole utile sachant que cet actif va devenir stratégique sur le plan mondial ?
- supprimer Ubifrance qui est une machine pseudo- administrative en concurrence directe d'acteurs français indépendants au service des entreprises. Cette exception française coûte plus qu'elle ne rapporte et bloque beaucoup trop d'initiatives qui n'ont pas l'heur de plaire ou qui n'entrent pas dans le cadre formel décidé par des fonctionnaires
- favoriser le regroupement de PME pour des actions communes à l'étranger, afin d'assurer une permanence sur des marchés porteurs en mutualisant les coûts : Bureau Mutuel International des Entreprises. Des grandes entreprises pourraient consacrer quelques fonds à cette action permanente. Les sommes consacrées par les entreprises à cette action bénéficieraient d'une détaxation. Chaque Bureau créé serait doté d'un minimum de "subvention" publique.
Cela s'inscrit dans une stratégie de partenariat public-privé.
- ajouter l'intelligence culturelle aux volets intelligence économique et veille technologique. Par diverses actions d'observation et d'immersion culturelles à mener notamment par les services d'Ambassades, les grandes écoles de commerce, les entreprises présentes sur les territoires,...
Il est donc nécessaire d'encadrer et d'accompagner ces transmissions.
Il me semble qu'il manque un sujet essentiel : l'impôt sur les successions ! Actuellement c'est le principe de la "double peine" qui prévaut : aujourd'hui, plus vous avez d'enfants, moins vous payez d'impôts sur les successions. Ce qui veut dire que si vous n'avez pas eu d'enfants (ce qui est dans la grande majorité des cas un échec personnel, vous ne pouvez pas faire bénéficier vos proches de votre patrimoine. Il faudrait que chacun puisse faire être libre de faire bénéficier d'un certain montant ses proches (enfants si enfants il y a) puis chacun paierait des droits sur la succession (cf. proposition de Martin Hirsch dans son étude publiée récemment).
Par ailleurs, il faudrait également revoir plus largement la question de la fin de vie pour que les plus âgés puissent faire profiter leurs ayants droits de leur fortune sans craindre pour leurs vieux jours quand ils seront probablement dépendants.
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