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L'ex-ministre a réuni ses amis vendredi pour l'anniversaire de la loi de 1905.
Jean-Louis Borloo s'est retiré de la course à l'Élysée. Mais pas du concours de la Cassandre centriste. Comme ses homologues du MoDem, François Bayrou, et du Nouveau Centre, Hervé Morin, le président du Parti radical a une nouvelle fois revendiqué cette semaine le fait d'avoir vu juste sur la crise, son ampleur et ses conséquences pour la France.
Début juillet, l'encore possible candidat à la présidence de la République demande à Nicolas Sarkozy de convoquer en urgence le Congrès et d'adopter un paquet de mesures pour réduire les déficits. Il préconise de récupérer environ 6 milliards d'euros d'allégements fiscaux en supprimant la «niche Copé» (qui permet l'exonération des plus-values sur la cession des participations dans des filiales détenues depuis plus de deux ans). Et encore de créer une taxe sur les transactions financières «comme celle mise en place au Royaume-Uni», dont le produit pourrait monter à 12 milliards d'euros. Au total, les quatre mesures défendues dans une proposition de loi déposée cette semaine rapporteraient «24 milliards d'euros».
Six mois plus tard, le Congrès n'a pas été réuni et les mesures préconisées par l'ancien ministre n'ont pas l'heur de plaire à ses anciens collègues du gouvernement. Il l'a déploré mercredi devant l'Association des journalistes parlementaires. «Je ne veux pas mettre le gouvernement en porte-à-faux, mais…», a-t-il expliqué un brin agacé. Mais «il faudrait juste qu'on m'explique pourquoi on ne va pas le faire», se plaint Borloo. Mais «le dernier paquet de 7 milliards d'euros fait moins que rattraper l'écart avec la prévision de croissance». Mais «ce n'est pas ma faute si la croissance n'est pas là»…
«J'aime plus mon pays qu'un camp»
Valérie Pécresse a mis les pendules à l'heure jeudi. «C'est un choc fiscal, un choc fiscal sur les entreprises, a assuré la ministre du Budget. Un choc fiscal anti-emplois puisque cela consisterait à augmenter l'impôt sur les sociétés des entreprises de plus de 50 % en un an.» Si la mise au point n'était pas encore assez claire, elle ajoute que «changer à ce point les règles du jeu de nos entreprises, cela les plongerait dans la récession et cela plongerait les Français dans le chômage, c'est irréaliste». Borloo n'en démord pas : «Ce n'est pas moi qui vais les convaincre, c'est la réalité.» Pour aider cette «réalité», il est tout de même allé plaider son dossier auprès de François Baroin à Bercy, Xavier Musca à l'Élysée, Bernard Accoyer à l'Assemblée ou Jean-François Copé à l'UMP.
Reste à savoir si l'adoption de son plan est pour le député radical une condition au soutien qu'il apportera à Nicolas Sarkozy dans la campagne. «J'aime plus mon pays qu'un camp, élude-t-il. Je ne suis pas obligé de m'exprimer et je ne suis candidat à rien.» Il observera attentivement «les attitudes respectives des uns et des autres» et se porte garant de «l'indépendance du Parti radical», qui a rompu avec l'UMP au printemps dernier. Un différend financier portant sur 500 000 euros continue d'opposer les deux formations. Mais Borloo prend bien soin de dissocier la question de l'indépendance nouvelle du Parti radical de celle de l'alliance avec l'UMP.
«Personne au Parti radical ne vient me voir en me disant qu'il faut faire alliance avec le Front de gauche», s'amuse-t-il. Mais pour mieux brouiller les cartes, il avait invité à son «Dîner de la République», vendredi à Paris, le président de SOS Racisme Dominique Sopo, le cofondateur de Médecins sans frontières Xavier Emmanuelli, rallié à Eva Joly, et l'ancien sherpa de François Mitterrand, Jacques Attali, auquel Nicolas Sarkozy a confié une mission sur la libération de la croissance.
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PARIS, 9 déc 2011 (AFP) - Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a appelé vendredi à "un double big bang" à la fois idéologique et républicain pour redresser la société française face à la crise.
"J'appelle à une double révolution, à un double big bang", a lancé l'ancien ministre de l'écologie devant quelque 600 invités du "Dîner de la République" organisé pour la deuxième année par son parti pour célébrer la loi de 1905 sur la "laïcité" dont il fut l'initiateur.
"Le premier big bang, est idéologique: oui à l'économie sociale de marché, mais non à cette logique dominante du primat du consommateur immédiat, de la dérégulation et du "tout financier", a-t-il lancé.
"Et le deuxième big bang, est une modification complète de notre méthode en bâtissant avec tous les acteurs et sur chaque sujet, des programmes d'intérêt républicain. C'est la République qui aujourd'hui doit réconcilier ses enfants, comme la loi de 1905 avait réconcilié toutes les France", a-t-il ajouté.
"Je ne parle pas ici de débauchage ou d'accord politique de quelques ministres d'ouverture mais d'une véritable union sacrée sociale, républicaine et solidaire, d'une alliance entre tous les progressistes et tous les optimistes", a-t-il ajouté.
"Nous porterons ces valeurs dans les débats qui viennent, à notre rythme, suivant notre calendrier et notre méthode, en faisant le meilleur usage possible de cette liberté retrouvée, a expliqué le patron des radicaux en allusion à l'indépendance prise par son parti vis-à-vis de l'UMP.
"Ca sert à cela l'indépendance en politique. A dire ce que les autres ne peuvent pas dire pour des raisons de tactique ou de posture", a-t-il fait valoir.
"Oui, nous avons plutôt des alliances naturelles, même si en tant que Républicain chacun d'entre nous préfère son pays à son camp", a rappelé l'ancien ministre qui s'est toujours inscrit dans le cadre de la majorité présidentielle.
"De tout cela nous débattrons sereinement en début d'année. Ceux qui pensent que le sujet est un sujet de ralliement et pas un sujet de construction commune d'un avenir différent se trompent lourdement", a-t-il lancé à l'adresse de ses alliés de l'UMP.
"Nous travaillerons ensuite à la construction de notre caisse de résonnance au Parlement. C'est-à-dire d'un groupe suffisemment puissant pour obliger les uns et les autres à se parler et à construire ensemble", a-t-il ajouté.
Parmi les personnalités présentes figuraient des membres de la société civile comme Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social, Dominique Sopo, président de SOS Racisme ou l'essayiste Jacques Attali et des personnalités politiques, comme le ministre de la Ville Maurice Leroy, l'ex-secrétaire d'Etat Rama Yade ou le sénateur UMP de Paris, Pierre Charon.
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PARIS, 8 déc 2011 (AFP) - Depuis le renoncement de Jean-Louis Borloo à la présidentielle, le Parti radical, qui organise vendredi son deuxième "Dîner de la République", conforte son indépendance vis-à-vis de l'UMP tout en donnant des gages de fidélité à la majorité présidentielle et à Nicolas Sarkozy. Il y a un an, Jean-Louis Borloo lancait le premier "Dîner de la République" pour célébrer la loi sur la laïcité de 1905 dont son parti fut l'initiateur.
Trois semaine plus tôt, l'ex-ministre de l'Ecologie avait claqué la porte du gouvernement après son échec dans la course à Matignon. Devant un parterre de personnalités politiques et de la société civile, il promettait d'utiliser "pleinement" sa "liberté de parole". C'était le début d'une épopée qui le conduisit à quitter l'UMP avec son parti, à regrouper les partis centristes dans une confédération "l'ARES" et a préparer une candidature présidentielle. Avant d'y renoncer en octobre 2011. Le deuxième "Dîner de la République" des Radicaux se déroulera vendredi soir dans un contexte de campagne présidentielle et de préparation des législatives.
Or lorsque le congrès du PR avait proclamé le 14 mai l'indépendance du parti vis-à-vis de l'UMP et son entrée dans l'ARES, chacun avaient encore en ligne de mire la candidature de leur champion en 2012. Pour calmer les réticences, il avait été prévu que les parlementaires, inquiets pour leur siège, pourraient conserver la double appartenance (UMP-PR) jusqu'au 31 décembre.
A la fin du mois, tous les parlementaires recevront donc un nouveau formulaire d'adhésion ne comportant cette fois qu'une seul case, celle de la double appartenance ayant été supprimée. S'il est encore difficile de dire qui choisira de rester au parti ou de rejoindre l'UMP, une indication des tendances existe.
Appelés en effet récemment à déclarer à quel parti ils souhaitaient être rattachés, dans le cadre du financement publique que chaque parlementaire perçoit de l'Etat après son élection, 5 sénateurs radicaux sur 7 et 15 députés sur 19 ont choisi le PR, alors que les 6 autres parlementaires ont demandé leur rattachement à l'UMP, selon une source radicale. Jusqu'alors l'argent dû aux Radicaux était versé à l'UMP en vertu d'un contrat d'association que certains Radicaux, comme le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti, voudrait pouvoir renégocier. Mais désormais un différend financier oppose les deux partis, l'UMP refusant de reverser 500.000 euros que le PR lui estime dus, arguant d'une rupture de contrat après leur séparation.
"Le choix de l'indépendance n'est pas seulement approuvé par la base du parti mais également par une majorité de nos élus", constate avec satisfaction le secrétaire général du PR, Laurent Hénart. Autre signe d'indépendance, les radicaux ont approuvé une première liste d'investiture commune de l'ARES dans les 11 circonscriptions des Français établis à l'étranger.
Mais indépendance ne signifie pas "changement d'alliance", a prévenu Jean-Louis Borloo, qui entend toutefois peser "sur la construction d'un programme commun ou d'un compromis". Le président des Radicaux entend ainsi influencer les orientations du futur candidat Sarkozy, dont il a récemment vanté "la compétence" et "l'élégance" dans sa gestion du dossier européen. Les Radicaux doivent tenir le 28 janvier une convention nationale sur leur projet pour 2012 qui servira de base de négociation avec leur partenaires de la majorité avant de se prononcer en congrès courant février sur leur choix pour la présidentielle. |
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PARIS, 7 déc 2011 (AFP) - Le président du Parti Radical, Jean-Louis Borloo, a appelé mercredi le gouvernement à mettre en urgence à l'ordre du jour de l'Assemblée une proposition de loi dite "paquet justice fiscale" pour engranger 24 milliards d'euros en 2012 et ramener le déficit un peu au-dessus de 3%. "Le principe de précaution fait qu'il faut faire passer ce texte en urgence", a déclaré M. Borloo lors d'une conférence de presse organisée par l'Association des journalistes parlementaires, ne croyant "pas du tout qu'on sera à 1% de croissance" en 2012 ni qu'on parviendra aux 4,5% de déficit prévu. Jugeant que "le dernier plan de 7 milliards faisait moins que rattraper l'écart avec la prévision de croissance", l'ancien ministre a expliqué que le gouvernement est actuellement "en dessous de la réponse" nécessaire et défendu ses mesures qui "ne toucheraient ni les ménages ni la croissance". Dans les quatre mesures de sa proposition de loi, figure notamment la suppression de la "niche Copé" permettant l'exonération des plus-values de cession de participation dans les filiales détenues depuis plus de 2 ans, ce qui rapporterait "entre 3 et 6 milliards d'euros par an". Ce "paquet justice fiscale", dont le nom fait écho au controversé paquet fiscal du début du quinquennat Sarkozy, prévoit aussi l'instauration dune taxe sur les transactions financières sur le modèle de la taxe existant déjà en Grande-Bretagne, pour un gain estimé à 12 milliards d'euros par an. Il prône aussi l'encadrement, pour les entreprises, de la déductibilité des frais d'acquisition et intérêts d'emprunt rattachés à leurs acquisitions, comme en Allemagne (4 milliards par an), ainsi que la création d'une contribution exceptionnelle, provisoirement fixée à trois ans, de 2% sur le bénéfice avant impôt des entreprises cotées en Bourse (2,5 milliards par an). "Ces quatre mesures permettraient de rapporter à la France environ 24 milliards d'euros dès 2012, et de ramener le déficit, dans une hypothèse de croissance à 1%, à 54,8 milliards d'euros (soit 3,2% du PIB) ou, dans une hypothèse de croissance à 0,6%, à 58,5 milliards d'euros (soit 3,4% du PIB)", selon M. Borloo. Un point de PIB représente 20 milliards d'euros.
Alors qu'on lui demandait comment il comptait convaincre le gouvernement, qui avait retoqué des amendements proches par les députés radicaux et certains centristes, M. Borloo a répondu : "Ce n'est pas moi qui vais convaincre la majorité, c'est la situation".
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PARIS, 5 déc 2011 (AFP) - Jean-Louis Borloo, le président du Parti radical, interrogé sur un éventuel ralliement au socialiste François Hollande, a indiqué lundi sur Europe 1 qu'il n'envisageait "pas un changement d'alliance".
"Je n'envisage pas pour ma part un changement d'alliance, ce n'est pas du tout mon propos", a assuré l'ancien ministre.
"Je ne cherche pas de poste", a affirmé celui qui fut ministre pendant neuf ans. Il a indiqué qu'il ferait connaître son vote pour 2012 quand, a-t-il dit, "ma formation politique aura débattu de notre programme et qu'on aura discuté avec les différents partenaires".
Il a observé que tous les gouvernements en exercice étant "en très grande difficulté" à cause de la crise, il n'était "pas anormal que le gouvernement français le soit un peu également".
"Mon sentiment profond, c'est que le programme socialiste, tel qu'il a été conçu, les socialistes eux-mêmes savent qu'ils doivent le revisiter complètement", a poursuivi M. Borloo.
Interrogé sur les chances de François Bayrou, président du MoDem, le responsable centriste, qui a jeté l'éponge dans la course à l'Elysée, a expliqué avoir "fait un choix inverse, parce que l'accès au deuxième tour va se faire à 26% et qu'il faut ensuite une majorité parlementaire".
"Ca va se passer entre François Hollande et son programme, Nicolas Sarkozy s'il est candidat et son programme, et Marine Le Pen, c'est comme ça que va se passer l'élection", a assuré M. Borloo.
La réélection de Nicolas Sarkozy serait-elle une bonne chose ? "Ecoutez, ça dépend des propositions qu'il va faire. Ce n'est pas un chèque en blanc, une élection", a-t-il fait valoir.
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