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Au moment où la note de la France a été abaissée d'un cran, le Parti Radical par la voix de son Secrétaire Général, Laurent Hénart, rappelle que Jean-Louis Borloo et les Députés Radicaux ont déposé en décembre dernier une proposition de loi "Paquet Justice fiscale", décomposée en 4 mesures *, qui rapporterait 24 milliards d'euros et permettrait la reconquête de la maîtrise des comptes publics, par des recettes justes, équitables sans peser sur les ménages français et l’économie réelle. Aussi, le Parti Radical réitère sa demande que celle-ci soit inscrite dans les plus brefs délais à l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale.
* suppression de l’exonération des plus-values de cession de participation dans les filiales détenues depuis plus de 2 ans (gain : entre 3 et 6 Md€ par an) * encadrement, pour les entreprises, de la déductibilité des frais d’acquisition et des intérêts d’emprunt rattachés à ses acquisitions à 30%, comme en Allemagne (4 Md€ par an) ;* mise en place d’une contribution exceptionnelle, limitée à la période de redressement des comptes publics, provisoirement fixée à trois ans, de 2% sur le bénéfice avant impôt de toutes les entreprises cotées en Bourse (2,5Md€ par an) ; * instauration d’une taxe sur les transactions financières sur le modèle de la taxe existant déjà en Grande-Bretagne. (gain : 12Md€ par an |
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PARIS, 12 jan 2012 (AFP) - Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a prédit jeudi une majorité "très courte" à l'Assemblée à l'issue des législatives de juin, souhaitant que les élus de sa formation puissent siéger dans "un groupe charnière" de 30 à 50 députés. "On surpondère l'élection présidentielle alors que la vraie élection c'est l'élection législative", a déclaré l'ex-numéro deux du gouvernement Fillon sur Europe 1. "Je suis absolument convaincu qu'il y aura des majorités très courtes. Notre objectif, c'est d'abord un groupe charnière radical, indépendant, centriste pour faire la décision gouvernementale". M. Borloo chiffre cet objectif à "30, 40, 50" députés "pour qu'il n'y ait pas de majorité sans nous".
Interrogé sur le sommet social du 18 janvier, l'ex-ministre de la Cohésion sociale sous Jacques Chirac a formulé six exigences, à commencer par la publication des décrets d'application de la loi sur les "Chibanis". Votée à l'unanimité en 2007, cette loi devrait permettre aux vieux migrants étrangers, essentiellement maghrébins, surnommés Chibanis ("anciens" en arabe), bénéficiaires d'une aide au logement, de l'assurance maladie ou de l'assurance vieillesse, de percevoir ces aides quel que soit l'endroit où ils résident et notamment dans leur pays d'origine s'ils souhaitent y retourner pour leur fin de vie. M. Borloo souhaite aussi une "garantie universelle" des risques locatifs, et un plan de formation pour les jeunes et les chômeurs. Le député du Nord a enfin repris des mesures de sa proposition de loi déposée en décembre sur le bureau de l'Assemblée: taxe sur les transactions financières, suppression de la "niche Copé" permettant l'exonération des plus-values de cession de participation dans les filiales détenues depuis plus de deux ans. |
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PARIS, 11 jan 2012 (AFP) - Jean-Louis Borloo a surpris mercredi lors de ses voeux en demandant à François Fillon de lui faire le cadeau de publier enfin les décrets d'application d'une loi de 2007 pour l'aide à la réinsertion des vieux travailleurs maghrébins, "les Chibanis", dans leur pays d'origine.
"Puisque c'est la nouvelle année, j'aimerais bien demander au gouvernement un petit cadeau. Un cadeau qui me tient très à coeur, si François Fillon voulait me faire plaisir", a expliqué Jean-Louis Borloo lors de ses voeux devant de nombreux journalistes.
L'ancien ministre de l'Ecologie a demandé au Premier ministre de publier enfin les décrets d'application d'une loi qu'il avait portée en 2007 et qui, chose rare, avait été votée à l'unanimité par les deux assemblées.
Elle permet aux vieux migrants étrangers, essentiellement maghrébins, surnommés Chibanis ("anciens" en arabe), bénéficiaires d'une aide au logement, de l'assurance maladie ou de l'assurance vieillesse, de percevoir ces aides quel que soit l'endroit où ils résident et notamment dans leur pays d'origine s'ils souhaitent y retourner pour leur fin de vie.
Mais cette loi n'est pas entrée en vigueur car les décrets d'application, deux sur le niveau des ressources et un sur la maladie, n'ont jamais été publiés, a précisé Jean-Louis Borloo qui a découvert le pot-aux-roses, il y a quelque mois en appelant un directeur de foyers.
"Ils sont venus en France il y a 35-40 ans pour servir l'industrie française, ils n'ont pas demandé le bénéfice du regroupement familial, ils sont pour l'essentiel célibataires, ce sont nos anciens", a expliqué Jean-Louis Borloo
"Nos Chibanis souhaitent pour la plupart rentrer au pays. Ils bénéficient pour l'essentiel de l'assurance vieillesse et de garanties des soins. Mais cette allocation n'est pas exportable. Alors ils vivent dans des Sonacotra à Marseille ou à Paris".
"Alors, si François Fillon avait envie de me faire un cadeau et puis de leur faire un cadeau et de faire un cadeau à la République, au respect du vote du parlement, de nos anciens, de ceux qui sont venus aider notre industrie, il ferait que l'on publie ces décrets d'application. Ce serait un beau cadeau pour l'honneur de notre pays", a-t-il conclu.
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PARIS, 11 jan 2012 (AFP) - Jean-Louis Borloo, ardent défenseur d'un tournant social du gouvernement, s'est invité mercredi au sommet social voulu par le président Sarkozy en rappelant ses propositions avant de réaffirmer sa volonté de peser dans la majorité par la voie parlementaire. "Il ne vous a pas échappé qu'il y a 14 mois, le parti radical et son président, par ailleurs ministre du gouvernement, souhaitait un tournant social, un paquet social, un Grenelle de la fiscalité et un sommet emploi-social", a rappelé l'ancien ministre de l'Environnement, se disant "heureux" qu'un "sommet social soit convoqué le 18 janvier". Le président du Parti radical s'exprimait lors de ses voeux en présence des principales personnalités de son parti, dont Laurent Hénart, Rama Yade et le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti. Seuls Yves Jego et Dominique Paillé manquaient à la photo de famille. Candidat à Matignon, Jean-Louis Borloo, défenseur d'un tournant social du quinquennat, avait quitté le gouvernement en 2010, après que le président Sarkozy lui eut préféré François Fillon.
"Pourquoi est-ce qu'on voulait un tournant social? Parce que nous sommes absolument convaincus que plus on est en crise et plus il faut investir sur les ressources humaines", a-t-il expliqué en rappelant ses propositions. "Il faut de la justice fiscale: nous plaidons depuis longtemps pour une taxe sur les transactions financières, pour revenir sur la niche Copé, pour rendre plus raisonnable les acquisitions d'entreprises françaises moyennes par les fonds de pension et pour l'instauration d'une taxe exceptionnelle de 2% sur les résultats des entreprises côtés", a-t-il détaillé.
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A quelques mois de l'élection présidentielle, dans un contexte tendu et marqué par la crise et la montée du chômage, les Français n'ont plus aucune confiance en leurs élus. Dans le dernier baromètre Cevipof/Sofres, les maires perdent 13 points de confiance, à 52 % , les députés 9 points, à 38 %, les partis politiques trônent fièrement à la dernière place (13 %) des organisations inspirant confiance, loin derrière les hôpitaux (78 %) et... l'Europe (40 %) ! A écouter les conversations au comptoir des cafés ou les émissions de radio du matin, ce n'est pas de la politique que les Français sont lassés mais des politiques. Une désaffection qui tient largement au comportement de leurs élus, dont ils attendent du dévouement, du courage et de la probité. Le dévouement suppose que l'élu privilégie l'intérêt général. Qu'il ne conçoive pas son mandat comme une source de revenus, quitte à vouloir les cumuler. Le courage politique implique que l'élu ne se considère pas comme au service d'un clan. Enfin, la probité légitime les efforts demandés au peuple. Les Français n'attendent certes pas de leurs représentants qu'ils soient parfaits ou infaillibles. Ils veulent juste ne pas être pris pour des imbéciles. On aurait tort de balayer ces critiques d'un revers de la main au motif que ce discrédit a toujours existé et qu'il n'est pas propre à la France. Car, désormais, la démocratie d'Internet, où l'on peut prendre la parole sans demander l'autorisation et même renverser des régimes, ne permet plus de se rassurer à si bon compte. L'abstention, véritable vote de colère et non plus d'indifférence, et le vote d'extrême droite, véritable vote d'adhésion et non plus de protestation, sonnent la fin d'un cycle politique, celui où les élus se présentaient comme attributaires définitifs de leurs mandats tels des seigneuries sous l'Ancien Régime. L'utilisation du mot "fief" en politique, passé de manière surprenante dans le langage courant, n'est pas étrangère à cette singulière conception d'une république clanique voire conjugale où les mandats peuvent se transmettre au sein d'un clan, d'une famille, voire au sein d'un même couple. Il ne faut pas, dans ces conditions, s'étonner que des Bouches-du-Rhône au Nord-Pas-de-Calais, la chronique des faits divers politiques entache chaque jour non seulement le Parti socialiste mais ce qu'il reste de considération pour la "société politique". Pendant ce temps, tels des gueux, la jeunesse militante, les femmes jetées en pâture dans des circonscriptions ingagnables au nom d'une fausse parité, les enfants d'ouvriers maintenus dans l'ignorance des codes politiques, les jeunes femmes issues de l'immigration interchangeables et priées non pas d'avoir des idées mais de faire le récit de leur vie de Cosette de banlieue sont relégués au rang de discriminés positifs qu'on autorise de temps en temps, devant les représentants de la noblesse républicaine, à orner les tribunes politiques, dans un ultime geste de charité chrétienne. Les Français sont à la veille d'une nouvelle révolution politique. Cette révolution a déjà cours dans certains territoires. Prenons l'exemple du département des Hauts-de-Seine. Contrairement à une idée reçue, ce département compte des dizaines d'élus courageux, dévoués à leurs électeurs, entreprenants et désireux de faire avancer leur territoire. Beaucoup d'entre eux ont gagné des mairies, des cantons et des circonscriptions à force de travail et de courage. Mais voilà, une poignée d'édiles, par leurs turpitudes, ont fait oublier ce que les Hauts-de-Seine peuvent produire de mieux. N'ayant d'idées sur rien, n'étant soucieux que d'eux-mêmes et ne voulant surtout pas de successeurs, ces petits élus, dont le sort a pourtant déjà été tranché par le suffrage universel, la justice ou les deux, se lancent, avec l'énergie des désespérés, dans des manoeuvres délétères et autres stratégies du pire dont pourtant tout le monde sait qu'elles n'empêcheront pas leur chute inéluctable. Maintenus artificiellement dans des fonctions officielles au mépris de toute efficacité politique, ils sont depuis de trop longues années les désastreux représentants de la majorité présidentielle dans certains territoires. Comble du cynisme, ceux-là se réclament du président de la République, qui, bien que non comptable de leurs errances, se retrouve associé au soufre qu'ils traînent sur leur passage. De l'élection à la mairie de Neuilly de Jean-Christophe Fromentin à celle de Jacques Gautier au Sénat, de plus en plus d'hommes et de femmes, dans un acte de défiance républicain salvateur, ont été élus ces dernières années en marge des appareils. Tout se passe comme si la droite, en acceptant la perpétuation de pratiques rejetées par tous, secrétait en son sein sa propre opposition.
Les temps changent. Ainsi que l'exprime le manifeste de mon club Allons Enfants, j'ai fait le constat, comme une très grande majorité de Français, du ras-le-bol général qui s'exprime à l'égard "d'élites consanguines et rentières du pouvoir, responsables d'un débat d'idées asséché et timoré face aux questions de fond, rétives à tout renouvellement de la classe politique, comportements qui, au final, ont contribué à faire de l'extrême droite l'arbitre de notre démocratie". Il est plus que temps que les partis cessent cette pratique incompréhensible qui consiste à reconduire sans cesse des sortants sulfureux et rejetés par le suffrage universel. On ne peut indéfiniment réclamer la fermeté et pérorer sur le désir de justice des Français en perpétuant des pratiques contraires à ces principes. Le corporatisme politique ne saurait justifier une telle fossilisation de la démocratie française. par Rama Yade, première vice-présidente du Parti Radical, conseillère municipale de Colombes, ancienne secrétaire d'Etat
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LILLE, 7 jan 2012 (AFP) - Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a estimé samedi qu'il ne "fallait pas attendre" pour instaurer une taxe sur les transactions financières, demandant au gouvernement de l'inscrire "en urgence" à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
"Cela fait deux ans que je me bats pour cette taxe sur les transactions financières. J'ai déposé une proposition de loi en ce sens le 10 décembre. Je demande solennellement au Premier ministre de l'inscrire en urgence à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale pour qu'elle soit votée immédiatement", a déclaré M. Borloo lors d'une interview sur France 3 Nord/Pas-de-Calais.
Interrogé sur les réticences de l'Allemagne ou du Royaume-Uni à l'égard de cette taxe, le président du Parti radical a répliqué que "si on attend le dernier qui a envie, on ne risque pas d'avancer". "Il ne faut pas attendre, nous sommes capables de mettre en place cette mesure, qui rapporterait 12 milliards" d'euros, a-t-il affirmé.
Selon M. Borloo, sa proposition de loi a déjà recueilli la signature de 89 députés UMP. "Comme toute la gauche, ou quasiment, sera pour, elle pourrait donc être votée à l'unanimité", a estimé M. Borloo.
Dans sa proposition de loi intitulée "paquet de justice fiscale", M. Borloo prévoit à l'article 4 l'instauration d'une taxe sur les transactions financières, dont le taux serait fixé "par décret en Conseil d' Etat, dans la limite maximum de 0,5% du montant des transactions" sur "titres et sur contrats financiers français".
La proposition de loi prévoit que, "selon les modalités définies par la loi de finances, et pour l'année 2012, le produit de la taxe est affecté au budget général de l' Etat". "Ces dispositions sont révisées lors de l'examen du projet de loi de finances pour 2013", est-il également précisé.
M. Borloo a fait valoir auprès de l'AFP qu'avec cette proposition de loi la taxe pourrait être votée "très vite et ainsi mise en application rapidement aussi".
"Nous avons besoin d'un grand virage social. J'en avais fait part au président de la République il y a près d'un an et demi. Cela n'a pas été le choix à l'époque du président. Et j'observe aujourd'hui que 13, 14, 15 mois plus tard, on fait le grand rendez-vous social et de l'emploi le 18 janvier. Ce sont les mystères des rythmes et des calendriers", a ironisé sur France 3 M. Borloo.
"Je m'en réjouis. Je trouve que c'est tardif, mais je m'en réjouis", a-t-il ajouté. |
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